Au
moyen de cloisons, de miroirs, de surfaces en ouate, fibre
de verre ou papier d’aluminium, je modèle,
reflète, diffuse une lumière émise
par des lampes de bas voltage, ainsi naissent des volumes
qui en évoquent d’autres plus vastes où
le regard perce l’obscurité, rebondit sur
des masses d’ouate éclairée, reste
suspendu à des formes lumineuses évocatrices,
ballade silencieuse.
Mais
pour Noyers, une nouvelle voie de recherche se matérialise,
celle de l’ouate sans boîte, des feuilletés
lumineux sans cadre.
Mue
par une quête d’espace et de lumière,
je place cette proposition artistique à la convergence
de deux pratiques qui me sont chères, le dessin
et la scénographie avec des réalisations
libérées de la planéité du
premier et délestées de contraintes d’échelle
de la seconde qui se doivent d’être exposées
dans la pénombre pour que nuances et tonalités
lumineuses surgissent.
Boîtes
et feuilletés, “mes foyers”, sont désormais
repérables dans le minuit créé pour
l’espace de la Chapelle. Minuit pour signifier nuit,
noir, mais aussi pour marquer l’initiation d’un
nouveau jour, un passage en appelant d’autres :
transition de la veille au sommeil, du réel au
rêve. Ces balises sont des invitations au voyage
avec une poignée de volts comme passeport.
Maria
Cosatto